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Présentation du domaine :
Le domaine de Trevallon a acquis de nos jours une telle renommée qu’on en oublie parfois que sa création est assez récente. Précurseur de la renaissance du vignoble des Baux, Eloi Dürrbach a planté les premières vignes dans les Alpilles en 1973. « Mon père René Dürrbach qui était un ami du peintre Albert Gleizes, un des fondateurs du cubisme, venait en vacances chez lui, à Saint-Rémy-de-Provence, dans les années 1950, raconte Eloi Dürrbach. Nous vivions à l’époque à Cavalaire, sur la Côte d’Azur, où je suis né. Mon père souhaitait trouver un lieu plus paisible et a acheté en 1955 le mas de Trevallon avec 60 ha de garrigue. A l’époque il n’y avait aucune culture, à part des cailloux. Mais mon père a toujours pensé que ce serait un excellent endroit pour faire du vin. Au début des années 1970, je faisais des études d’architecture aux Beaux Arts, à Paris et j’ai tout plaqué pour venir planter de la vigne ici. C’était en 1973 ! » Des travaux titanesques sont alors entrepris pour gagner de l’espace sur la garrigue. Et créer de toute pièce des parcelles de vignes. Des rochers sont dynamités, les sols travaillés en profondeur et les éclats de roches mélangés à la terre. Durant l’hiver 1973, Eloi Dürrbach peut enfin planter ses 3 premiers hectares de vignes. C’est en 1976 que le premier millésime de Trevallon verra le jour.
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Les vins du producteur
Domaine de Trévallon
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Les vins du domaine :
Vin de Pays des Bouches du Rhône
2000
- Rouge
Vin de Pays des Bouches du Rhône
1990
- Rouge
Vin de Pays des Bouches du Rhône
1990
"MAGNUM"
- Rouge
Vin de Pays des Bouches du Rhône
2007
- Blanc
Nature des sols et culture :
Le domaine de Trevallon se situe sur la commune de Saint-Etienne-du-Grès, dans le département des Bouches-du-Rhône, à 25 km au sud d’Avignon et à 7 km à l’ouest de Saint-Rémy-de-Provence, sur le versant nord des Alpilles. Un massif calcaire aux crêtes déchiquetées évoquant « des roches grecques » comme l’écrivait le poète provençal Frédéric Mistral. La vigne est parfaitement intégrée à ce paysage envoûtant de garrigue. Elle y côtoie les chênes verts, les oliviers et les amandiers. La première chose qui saisit le visiteur, en arrivant au domaine de Trevallon, est cette roche calcaire, d’un blanc éclatant, aux formes éclatées, se découpant à vif dans un ciel à l’atmosphère transparente. Le contraste est d’ailleurs impressionnant entre les vignes tirées au cordeau et le plissement sauvage de la roche. « Les Alpilles sont un endroit magique, avoue Eloi Dürrbach. J’en suis littéralement tombé amoureux ». Le vignoble de Trevallon s’étend dans cette nature vivante et préservée sur 20 ha disséminés autour d’un mas aux volets bleu ciel : 15 ha de rouges composés à parts égales de cabernet sauvignon et de syrah. Et 2 ha de blancs constitués de 45 % de marsanne, 45 % de roussanne et de 10 % de chardonnay.
Superficie :
20 ha
Vendanges et vinification :
« Pourquoi a-t-on planté du cabernet sauvignon et de la syrah à Trevallon ? C’est un peu un concours de circonstances explique Eloi Dürrbach. Mon père connaissant bien Georges Brunet, le propriétaire du Château Vignelaure, à côté d’Aix-en-Provence qui a été un pionnier du cabernet sauvignon en Provence. Il avait lu dans l’ « Etude des vignobles de France », écrit par le docteur Jules Guyot, un agronome de grande renommée de la seconde moitié du XIXe siècle, que le cabernet sauvignon existait en Provence avant la crise du phylloxera et qu’assemblé avec de la syrah, il pouvait donner d’excellents vins. En effet, dans cette partie des Alpilles, le cabernet sauvignon possède une typicité particulière. Il est très épicé avec des arômes de cannelle et de poivre. Seul, il est un peu austère avec une forme de tanins sévères. La syrah lui apporte justement du moelleux. Comme nous sommes dans la partie nord des Alpilles qui est plus froide, la syrah mûrit tardivement et n’a pas le côté confit des syrahs du sud de la France...
Mais plutôt le caractère minéral de la vallée du Rhône septentrionale. Les deux cépages s’associent merveilleusement et c’est vraiment l’assemblage des deux qui fait le style Trevallon ! » Cette exposition Nord favorise également la grande fraîcheur des blancs du domaine de Trevallon. Elle procure au cépage marsanne une minéralité et une élégance comparables à celle que l’on retrouve dans l’Hermitage. Quant à la roussanne qu’Eloi Dürrbach a replanté et qui avait presque disparu des Baux de Provence, elle se caractérise par son acidité et des arômes de verveine, de citronnelle et de chèvrefeuille. « Depuis 1998, nous avons un peu de chardonnay que je rajoute à hauteur de 10 % dans les blancs. C’est un peu un liant pour moi, précise Eloi Dürrbach, comme on rajoute du poivre et du sel dans un plat ».
A lire sur le blog : Les crus du Domaine de Trévallon, chaînon manquant entre les vins de l’Est et ceux de l’Ouest >> " Les vins du Domaine de Trévallon (Vallée du Rhône) sont emblématiques de ce que l’intuition, l’instinct, et quelques faits ressurgis du passé, peuvent induire en terme de singularité et de qualité inaltérables du trio vigne/vigneron/vin. René Dürrbach, le père d’Eloi, actuel propriétaire du Domaine, avait acquis le Mas en 1955 , situé sur la commune de Saint-Etienne-du-Grès..." >> Lire la suite
Appellation(s) :
Vin de Pays des Bouches du Rhône
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